Projets PEPR

Programmes et Équipements Prioritaires de Recherche (PEPR). Grands programmes nationaux qui regroupent plusieurs projets de recherche.

  • Projet : EXTRAPEC

    Durée (date de fin) : mars 2030
    Laboratoire : BIOPI
    Porteur :  Catherine RAYON

    Objectifs :
    Le projet EXTRAPEC vise à remplacer les polyacrylates pétrosourcés utilisés comme additifs antitartres dans les détergents par des alternatives biosourcées et biodégradables issues de la pectine de pulpe de betterave sucrière. EXTRAPEC s’appuie sur la similarité structurale entre polyacrylates et pectines, riches en groupements carboxyliques anioniques, et propose de lever les verrous liés aux pectines de betterave via :
    - Le couplage de l’extrusion réactive et de traitements enzymatiques
    - La production de cocktails enzymatiques ciblés
    - L’extraction, le fractionnement et la caractérisation d’oligomères de pectine aux propriétés fonctionnelles ajustées
    Les fractions les plus prometteuses seront testées en conditions industrielles réelles.
    EXTRAPEC ambitionne de développer une voie de valorisation circulaire de la pulpe de betterave, contribuant à la réduction de l’usage de ressources fossiles, au zéro déchet et à la mise sur le marché de nouveaux additifs durables pour un secteur des détergents en forte croissance.


    Projet : ROSALIND

    Durée (date de fin) : fev. 2029
    Laboratoire : LG2A
    Porteur :  Gwladys Pourceau

    Objectifs :
    Le projet ROSALIND souhaite explorer deux technologies alternatives d'activation pour la déméthylation de la lignine, à savoir la sonocatalyse et la photocatalyse. La pertinence de ces deux approches réside dans deux aspects clés :
    Les mécanismes impliqués par ces deux modes d'activation sont différents et complémentaires.
    Ils s'appuient sur une source d'énergie durable, à savoir les photons et les ondes acoustiques.
    Dans la photocatalyse : lorsqu'on utilise un photocatalyseur supporté, le transfert d'énergie se fait soit par un transfert de charge non adiabatique du photocatalyseur vers le support, soit par la formation d'intermédiaires réactifs de l'oxygène, qui pourraient potentiellement conduire à une déméthylation oxydative avec libération du groupe méthyle sous forme d'acide formique.
    En sonochimie : la réaction de déméthylation se produit à l'interface de la bulle de cavitation liquide, induisant ainsi une coupure hydrothermique de la liaison O-CH3 accompagnée de la libération de MeOH au lieu d'acide formique.
     

  • Projet : PREDIT4FACE

    Durée (date de fin) : dec. 2029
    Laboratoire : CHIMERE
    Porteur :  Stéphanie DAKPE

    Objectifs :
    Les pathologies du visage sont fréquentes, et représentent un véritable handicap fonctionnel lorsqu’elles atteignent les mouvements faciaux. La restauration de la mimique dans les paralysies faciales par exemple (18000 cas environ /an) en France, revêt une grande importance pour améliorer la qualité de vie et les interactions sociales des patients. La compréhension de la mimique faciale reste un défi et est cruciale pour améliorer les traitements chirurgicaux ou de rééducation fonctionnelle. En effet, pour la chirurgie réparatrice et régénérative, la compréhension des interactions entre effecteurs musculaires agonistes et antagonistes impliqués lors du mimétisme permettra de lever certains obstacles à la récupération et à la rééducation faciale et fera progresser l'analyse des synergies musculaires faciales.

    PREDIT4FACE vise à atteindre de nouvelles frontières en proposant un jumeau numérique personnalisé et multi-échelle du visage humain. PREDIT4FACE sera créé à l'aide des techniques avancées d'imagerie médicale, de la caractérisation multi-échelle des tissus biologiques du visage et de la modélisation numérique hybride, notamment la modélisation par éléments finis, l'apprentissage en profondeur et la réduction de modèle. L'objectif ultime est d'améliorer les soins prédictifs et préventifs du visage, du diagnostic au traitement (chirurgical et/ou rééducation) jusqu’ au suivi des patients.

  • Projet : Made in France

    Durée (date de fin) : Sept. 2029
    Laboratoire : EDYSAN
    Porteur :  Guillaume Decoq

    Objectifs :
    La rapidité et l’ampleur des changements climatiques actuels exercent une pression sans précédent sur les forêts et leur biodiversité. Conserver des écosystèmes forestiers fonctionnels rendant de multiples services aux sociétés suppose leur adaptation aux forçages naturels et anthropiques et un accroissement de leur résilience. Plusieurs leviers sont évoqués, depuis l’évolution libre jusqu’au remplacement des essences actuellement en place par d’autres, supposées pré-adaptées à des climats plus chauds et secs, en passant par la migration assistée de génotypes ou d’espèces. Dans tous les cas, de nouveaux assemblages d’espèces arborescentes vont se mettre en place, spontanément ou artificiellement, induisant de nouveaux réseaux d’interactions entre les différentes composantes des écosystèmes et, par conséquent, de nouvelles dynamiques. Le projet MADE IN FRANCE vise à mobiliser les apports théoriques et techniques récents dans les domaines de l’écologie, des mathématiques appliquées et de l’intelligence artificielle (IA) pour répondre à trois défis  :
    (i) Optimiser l’assemblage d’essences pour accroître la résilience des forêts ;
    (ii) Caractériser l’insertion des essences dans l’écosystème forestier de la France hexagonale ;
    (iii) Évaluer l’avenir de peuplements forestiers sous contraintes.


    Projet : Monitor

    Durée (date de fin) : avr. 2030
    Laboratoire : EDYSAN
    Porteur :  Jonathan Lenoir

    Objectifs :
    Les progrès réalisés dans le domaine de la surveillance des forêts ont permis de documenter l'évolution du couvert forestier mondial et du bilan carbone, et d'améliorer l'évaluation des risques. Toutefois, les inventaires forestiers posent des problèmes majeurs et il est nécessaire de fournir des informations détaillées, précises, régulières et en temps réel sur l'état et la gestion des forêts, en accès libre. MONITOR fournira de nouvelles méthodes et de nouveaux outils, ainsi que des protocoles de validation, afin d'ouvrir la voie à la mise en œuvre d'un système de surveillance à haute résolution, multisource et national pour la France, y compris ses territoires d'outre-mer. La méthodologie est fondée sur des données satellitaires et terrestres, et sera directement applicable à d'autres régions. Nous fournirons des analyses des données, améliorant ainsi les connaissances sur la détection, la quantification et l'attribution de la réponse des forêts au changement global. MONITOR explorera d'abord, quand et comment le couvert forestier, la biomasse et la santé changent dans les forêts françaises. Ces défis seront relevés grâce à des méthodes reposant sur la fusion de données satellitaires (optiques, radar, LiDAR) et de données au sol par apprentissage profond, et ce dans toutes les forêts françaises. La France représente un excellent territoire pour les technologies innovantes car elle offre un large éventail de conditions climatiques, de types de forêts, de perturbations et d'intensités de gestion.


    Projet : Rege-adapt

    Durée (date de fin) : avr. 2030
    Laboratoire : EDYSAN
    Porteur :  Jérôme Buridant

    Le changement climatique affecte la capacité des forêts à fournir des contributions de la nature aux populations (NCP, telles que la production du bois ou la régulation des bassins versants) et à la biodiversité. L’adaptation et la résilience futures des socio-écosystèmes forestiers dépendront du renouvellement forestier et de la régénération forestière, c’est-à-dire du rétablissement naturel ou artificiel des arbres après des perturbations naturelles ou des récoltes. Les trajectoires de régénération dépendront des processus écologiques mais également des choix de gestion, qui devraient refléter les préférences et les valeurs sociétales ainsi que les contextes de gouvernance.
    Nous avons besoin de mieux comprendre comment les trajectoires de régénération se dérouleront avec le changement climatique en cours, comment nous pouvons les gérer pour promouvoir l’adaptation des forêts tout en préservant la biodiversité, les sols et les NCP, et comment la régénération peut être gouvernée. Ce projet focal comblera ces lacunes en matière de connaissances.
    Les principaux objectifs du projet :
    - Améliorer notre compréhension de la phase de régénération forestière (processus écologiques et génétiques) et ses effets sur la résistance, la résilience et la transformation des forêts ;
    - Analyser comment la régénération forestière peut être gérée pour établir des forêts adaptées, tout en maintenant les NCP et la biodiversité à l’échelle locale et paysagère ;
    - Explorer la gouvernance de l’adaptation de la régénération forestière et les futures trajectoires des systèmes socio-écologiques forestiers.


    Projet : MICROFOREST

    Durée (date de fin) : sept. 2029
    Laboratoire : EDYSAN
    Porteur :  jonathan Lenoir

    Objectifs
    Le projet MICROFOREST, soutenu par le PEPR FORESTT, s’intéresse aux mécanismes fins qui façonnent la diversité génétique des jeunes arbres en forêt. Contrairement aux approches classiques de l’écologie évolutive qui s’attachent aux différences entre populations sur de vastes territoires, MICROFOREST adopte une focale resserrée : celle des cohortes de semis, les jeunes générations issues de la régénération naturelle.
    MICROFOREST vise à mieux comprendre comment la démographie, la diversité génétique et la sélection naturelle interagissent à cette échelle microscopique, et comment ces processus sont influencés par les pratiques de gestion forestière. Deux objectifs principaux structurent le projet :
    - Analyser la contribution des arbres parents aux semis, pour estimer l’intensité de la dérive génétique et de la sélection dans le sous-étage forestier.
    - Évaluer l’effet des modes de gestion forestière sur la diversité génétique et les dynamiques évolutives des semis.
    Ces connaissances sont cruciales pour affiner nos prévisions sur la capacité d’adaptation des forêts aux changements globaux.


    Projet : HUB

    Durée (date de fin) : 2030
    Laboratoire : EDYSAN
    Porteur :  jonathan Lenoir

    Objectifs
    Les forêts sont au cœur d'enjeux historiques (production de bois, renouvellement du patrimoine forestier, etc.) qui se conjuguent aujourd'hui avec des enjeux environnementaux, économiques et sociaux dans un contexte de changement climatique et de transition écologique. Dans ce contexte, l'objectif principal du FORESTT-HUB / Think & do tank est d'articuler et de faire dialoguer les connaissances provenant de différentes disciplines et parties prenantes, et de fournir une analyse scientifique aux débats et politiques liés aux forêts. Ses objectifs spécifiques sont les suivants :
    - Établir un dialogue entre la science et la pratique pour le développement de scénarios prospectifs ;
    - Utiliser des approches interdisciplinaires pour examiner les dimensions scientifiques, techniques et sociales des questions liées à la forêt ;
    - Fournir une base scientifique pour répondre aux questions soulevées par les parties prenantes du secteur forestier et accélérant ainsi le transfert de connaissances de la recherche vers les opérations forestières ;
    - Développer une nouvelle génération de professionnels de haut niveau, de gestionnaires, de techniciens, d'ingénieurs, de chercheurs et d'enseignants en capacité de répondre aux attentes de la société en matière de gestion responsable des forêts.
    Le Hub aborde les quatre défis scientifiques du PEPR FORESTT de manière transversale. Il joue le rôle de plaque tournante intégrative entre les résultats et connaissances produits dans les autres projets du PEPR, tout en mettant en œuvre une recherche originale sur des questions transversales.

  • Projet : ADDIBUGS

    Durée (date de fin) : 2030
    Laboratoire : GRAP
    Porteur :  Mickael NAASSILA

    Objectifs :
    La consommation excessive et chronique d’alcool reste un problème majeur de santé publique. Rien qu’en France, l’alcool est responsable de 41 000 décès par an, favorise plus de 200 maladies dont certains cancers, représente la première cause d’hospitalisation et engendre un coût social de plus de 100 milliards d’euros/an. Si quelques traitements sont disponibles, leur efficacité reste modérée voire faible, avec des effets indésirables non négligeables. De plus, un grand nombre de patient·e·s ne répondent pas à ces traitements et un taux de rechute élevé est observé, allant de 40 à 60% dans l’année qui suit l’arrêt du traitement.

    Pour développer de nouveaux traitements, AddiBugs vise à identifier le profil microbien unique associé aux troubles de l’usage de l’alcool, à comprendre ses effets, et à déterminer comment le modifier pour atténuer les symptômes. Ces symptômes sont (1) une perte de contrôle de la consommation d’alcool, c’est-à-dire le fait de consommer de plus en plus d’alcool ; (2) un usage compulsif c’est à dire malgré ses effets néfastes connus (gueule de bois, accident, maladie, …) et qui prends le pas sur les occupations quotidiennes ; (3) le trouble d’anxiété qui va être lié au manque, et va participer à la rechute ; (4) l’envie irrépressible de consommer de l’alcool, appelé le « craving ».

  • Durée (date de fin)  : 2031
    Laboratoire : Habiter Monde
    Porteur :  Céline Rosselin Bareille

    Objectifs :
    L’objectif de cette action structurante est de repenser la problématique de la génération de mouvement des systèmes robotiques en l’abordant dans sa globalité et en redéfinissant les objectifs de recherche en lien avec les sciences humaines et sociales. Elle vise, d’une part, à développer des solutions technologiques, des méthodes et des logiciels innovants pour conférer à ces robots de nouvelle génération des capacités avancées de planification et de commande de leurs mouvements et, d’autre part, à garantir que les actions motrices produites par ces systèmes seront bien adaptées à l’humain. Ces systèmes devront être capables d’interagir physiquement avec leur environnement et avec l’humain pour réaliser un large panel de tâche allant de la locomotion agile à la manipulation dextre en passant par la réalisation de tâches collaboratives. Parmi les objectifs clés liés à ces développements, il s’agira de rendre ces robots capables d’anticiper leurs mouvements mais également de les adapter pour réagir à des évènements imprévus et de mettre en œuvre des stratégies de commandes robustes pour garantir la bonne exécution des tâches, la sécurité et la santé de l’humain. La question de l’autonomie du mouvement de la machine et de partage du contrôle lors de tâches collaboratives sera également essentielle au regard des applications et des besoins. Dans tous les cas, il s’agira de s’assurer de la durabilité des approches développées au regard des défis environnementaux et sociétaux. 

  • Projet : Complexflows

    Durée (date de fin)
    Laboratoire : 
    LAMFA
    Porteur :  Paul VIGNEAUX

    Objectifs :
    Le projet ciblé COMPLEXFLOWS a pour objectif de développer une recherche fondamentale visant à mieux comprendre les critères importants régissant l’évolution et la dynamique des mouvements de terrain. Les glissements de terrain couvrent des formes très diverses telles que les avalanches de débris, les coulées de boue, les effondrements, les chutes de pierres, les glissements de terrain, l’érosion côtière… Certains de ces glissements de terrain sont à l’origine d’événements extrêmes très dévastateurs, qui peuvent avoir un coût humain et financier important. Le changement climatique entraîne une augmentation de la fréquence de ces événements, et il est urgent de mieux les comprendre et les modéliser pour les prendre en compte dans les politiques de prévention et d’évacuation. Il s’agit d’écoulements complexes, constitués de particules solides densément suspendues dans un ou plusieurs fluides, dont la taille et la nature sont très variables. Il ne fait aucun doute que les collaborations multidisciplinaires en amont sont la clé d’une meilleure compréhension de ces phénomènes naturels complexes.

  • Projet : EXA-MA

    Durée :  -
    Laboratoire : LAMFA
    Porteur : Mark ASCH

    Objectifs :
    Il existe un nombre croissant de problèmes pour lesquels les expériences sont impossibles, dangereuses ou extrêmement coûteuses.
    Le calcul à l’échelle extrême permet de résoudre des modèles prédictifs beaucoup plus précis et d’analyser des quantités massives de données grâce à l’IA.
    La combinaison de la modélisation prédictive avec les données, associée à l’apprentissage automatique et aux stratégies d’IA, peut créer de nouvelles opportunités dans le domaine scientifique.
    En particulier, passez de l’humain dans la boucle à une conception, une découverte ou une évaluation hybride basée sur l’humain et l’intelligence artificielle.
    Cependant, plusieurs défis scientifiques et techniques doivent être relevés pour exploiter les capacités de calcul exascales.
    Ces goulets d’étranglement ont un impact profond sur les méthodes et les algorithmes dans tous les aspects de la chaîne d’outils de simulation :
    - (i) éviter la communication,
    - (ii) grain parallèle adaptatif et plus intensif en calcul au niveau des nœuds,
    - (iii) la gestion du matériel hétérogène et des représentations de données, et
    - (iv) l’auto-paramétrage.
    Le projet Exa-MA se concentre sur les aspects Exascale des méthodes numériques, en garantissant leur adaptabilité au matériel existant et à venir.
    De plus, il s’agit d’un projet transversal, proposant des méthodes et des outils où la modélisation, les données et l’IA, à travers les algorithmes, sont centrales.


    Projet : Exa-Atow

    Durée :  -
    Laboratoire : LAMFA
    Porteur : Mark ASCH

    Objectifs :
    Les superordinateurs existent au sein d’une sphère de données scientifiques en pleine expansion, qui s’étend des appareils périphériques aux systèmes HPC. Le projet Exa-AToW vise à fournir des solutions pour la gestion efficace des flux de travail à grande échelle composés de tâches HPDA, AI et HPC qui sont distribuées sur un continuum de ressources allant des infrastructures Exascale, HPC et de données. (Ceci est illustré dans la figure 1). Exa-AToW se concentre sur des solutions efficaces de bout en bout, à grande échelle, en tenant compte non seulement des dimensions fonctionnelles telles que les flux de travail et la logistique des données, mais aussi de la gouvernance des fédérations de ressources, de la cybersécurité, de l’énergie et de la durabilité. Par conséquent, Exa-AToW est confronté à ces principaux défis :
    - Comment inclure le système Exascale dans la datasphère ?
    - Comment assurer la cybersécurité à grande échelle sur des technologies hétérogènes ?
    - Comment allouer dynamiquement les ressources distribuées pour tenir compte des variations du coût de l’électricité ?
    Pour atteindre ses objectifs, Exa-AToW développe une architecture orientée vers les services et basée sur les données (système de systèmes collaboratifs), qui intègre des technologies avec la gouvernance et la cybersécurité correspondantes, ainsi que des capacités d’optimisation globale en matière de performance, d’énergie et de durabilité. Les principaux résultats d’Exa-AToW sont les suivants :
    - Données exploitables à la machine/Plan de projet
    - Pile logicielle de soutien aux applications et aux flux de travail (API, …)
    - Principes de gouvernance et de cybersécurité
    - Examobile (dispositif matériel/logiciel pour la logistique des données)
     

  • Projet : Batman

    Durée : -
    Laboratoire : 
    LRCS
    Porteur :  Alejandro Franco

    Objectifs :
    La recherche sur le stockage de l’électricité utilise de plus en plus les simulations numériques, généralement basées sur des principes physiques. BATMAN vise à développer de nouveaux modèles intégrant les approches de la science des données et de l’intelligence artificielle. Trois objectifs principaux sont visés : trouver des électrolytes et des matériaux optimisés, comprendre les réactions chimiques aux interfaces des batteries, et optimiser les processus de fabrication. Le projet vise également à créer un jumeau numérique pour prédire les performances des batteries en fonction des propriétés des électrodes fabriquées.


    Projet : LIMASSE

    Durée : -
    Laboratoire : 
    LRCS
    Porteur :  Christian MASQUELIER

    Objectifs :
    Il s’agit de développer des prototypes fiables de batteries solides, utilisant le lithium métal à l’électrode négative, avec des densités d’énergie améliorées et une bonne rétention de capacité. Deux types d’électrodes positives sont ciblées : Carbone/Soufre comme technologie candidate Gen5 mais aussi NMC riche en Ni- afin de résoudre les problèmes fondamentaux des batteries à l’état solide (Gen4b). L’étude approfondie des interfaces solide/solide conduira à la synthèse de matériaux performants. Des procédés d’enduction, d’extrusion ou des voies alternatives comme l’impression 3D seront étudiés pour produire et tester des cellules tout-solide de plus de 1Ah, présentant une énergie spécifique supérieure à 400 Wh/kg sur 100 cycles à plus de 80% de la capacité initiale.


    Projet : HIPOHYBAT

    Durée : -
    Laboratoire : 
    LRCS
    Porteur :  Alejandro Franco

    Objectifs :
    Les préoccupations croissantes de pollution de l’environnement combinées à la demande accrue de source d’énergie alternatives, nécessitent le développement de dispositifs de stockage électrochimique d’énergie écologiques et durables. Le projet HIPOHYBAT a pour ambition de développer deux technologies de batteries de forte puissance comme alternatives aux batteries plomb-acide et lithium-ion: des batteries sodium-ion de haute puissance 150 Wh/kg, moins de 5 minutes de charge, et des systèmes hybrides de haute puissance avec une densité d’énergie de 50 Wh/kg, une charge en moins d’une minute, et une durée de vie > 50 000 cycles, en utilisant des matériaux innovants, durables et des processus de synthèse écologiques.


    Projet : HIPOBAT

    Durée : -
    Laboratoire : 
    LRCS
    Porteur :  Mathieu Morcrette

    Objectifs :
    L’objectif de ce projet franco-allemand est de mettre au point des batteries de forte puissance permettant des charges et décharges rapides, tout en conservant une densité d’énergie adéquate. Les recherches se concentreront sur la diffusion rapide des ions et des électrons pendant la charge et la décharge, ainsi que sur la gestion thermique des cellules. De nouveaux matériaux et de nouvelles conceptions de cellules, ainsi qu’une meilleure compréhension des phénomènes de vieillissement, associés à des travaux de caractérisations et de modélisations avancées, aboutiront à la découverte de batteries tout-solides performantes à base de lithium et de sodium. Différentes applications sont visées dans ce projet : véhicule électrique, petits équipements portables, système de stockage stationnaire…


    Projet : DISCOVERY

    Durée : -
    Laboratoire : 
    LRCS
    Porteur :  Emmanuel BAUDRIN

    Objectifs :
    Le projet Discovery se focalise sur le stockage des énergies intermittentes par des batteries aqueuses à flux. Il propose de lever le verrou technologique de la densité d’énergie qui limite actuellement le développement de ce type de batterie par l’introduction de solides organiques redox dans les réservoirs. L’effort porte sur trois éléments de la batterie intimement liés : les médiateurs redox, les solides organiques et la membrane. Des espèces redox hautement solubles seront conçues, puis les boosters solides seront identifiés, et de nouvelles membranes hydrocarbonées seront étudiées.


    Projet : OPENSTORM

    Durée (date de fin) : 2030
    Laboratoire : LRCS
    Porteur :  Jean-Noël CHOTARD

    Objectifs :
    Le projet OPENSTORM développe une plateforme de caractérisation multi-modale et multi-techniques dédiée à l’étude des batteries de nouvelles générations. De nouvelles méthodes de caractérisation en mode operando seront développées et intégrées, pour mieux comprendre les mécanismes réactionnels et la dégradation dans les électrodes et les électrolytes en temps réel. L’objectif de cette approche corrélative est d’accélérer la compréhension des phénomènes, dans les matériaux (matière active, liants, additifs), les composants (électrodes, électrolytes, collecteurs de courant) et aux interfaces, qui gouvernent la performance et la durabilité des nouvelles technologies de batteries.


    Projet : FRISBI

    Durée (date de fin) : 2030
    Laboratoire : LRCS
    Porteur :  Christian MASQUELIER

    Objectifs :
    Le projet FRISBI vise à développer un nouveau système de batteries utilisant les ions fluorures comme porteurs de charge. La réalisation d’un dispositif rechargeable et stable, grâce à l’emploi d’un électrolyte solide, s’appuie sur un consortium ayant des compétences allant de la chimie du fluor au stockage électrochimique. Le projet se focalise sur les trois composants (électrolyte et électrodes) de la cellule avec une approche à la fois fondamentale sur les aspects de mécanismes d’intercalation et de diffusion des ions fluorures au sein des matrices identifiées. Par ailleurs, ce projet poursuit des ambitions applicatives pour la réalisation d’un système présentant une grande densité d’énergie.


    Projet : SONIC

    Durée (date de fin) : 2028
    Laboratoire : LRCS, LG2A
    Porteur :  Matthieu BECUWE

    Objectifs :
    -

  • Projet : Smart4Module

    Durée (date de fin) : 2030
    Laboratoire : LRCS
    Porteur :  Frédéric SAUVAGE

    Objectifs :
    Le projet Smart4Module explore plusieurs pistes susceptibles de réduire l’impact environnemental de l’industrie du photovoltaïque. Spécifiquement, l’effort est porté sur le développement de matériaux et procédés pouvant réduire l’utilisation des matériaux critiques utilisés et/ou faciliter leur recyclage. Par extension, la question de l’occupation des sols est également traitée via l’intégration à des surfaces déjà artificialisées. Ce projet apporte des contributions centrées sur la mise en module de diverses technologies de cellules. De ce fait, une attention particulière sera portée à la fiabilité et la durabilité des solutions proposées lorsqu’elles le permettront. Les sujets traités se répartissent selon les trois axes de fabrication des modules : interconnexion, encapsulation et intégration.


    Projet : MINOTAURE

    Durée (date de fin) : 2030
    Laboratoire : LRCS
    Porteur :  Frédéric SAUVAGE

    Objectifs :
    MINOTAURE vise à répondre aux problèmes de fiabilité et de durabilité des nouvelles technologies de cellules photovoltaïques, qui constituent un enjeu majeur pour leur industrialisation et leur pénétration sur le marché. Le projet réunit un ensemble de partenaires possédant des expertises complémentaires dans différents domaines de caractérisation et de modélisation et prévoit de déployer ces expertises dans une approche globale et multimodale pour appréhender les mécanismes de dégradation des cellules, les analyser et les comprendre, pour ensuite pouvoir les contourner ou les éliminer.

  • Projet : Cryptanalyse

    Durée (date de fin) : -
    Laboratoire : MIS
    Porteur :  Sorina Ionica

    Objectifs :
    Le projet Cryptanalyse s’intéresse à l’étude et à la standardisation des primitives cryptographiques. En effet la cryptographie moderne est devenue un outil indispensable pour sécuriser les communications personnelles, commerciales et institutionnelles. Ce projet permettra de fournir, une estimation des difficultés de résoudre les problèmes sous-jacents et d’en déduire le niveau de sécurité que confère l’utilisation de ces primitives.

  • Durée (date de fin) : -
    Laboratoire : CRP-CPO
    Porteur : Emilie Loup-escande

    Objectifs :
    Le projet RESURGENCE vise à transformer la manière dont sont conçus, utilisés et recyclés les équipements électroniques pour réduire leur impact environnemental. Chaque année, des millions de téléphones, ordinateurs ou appareils électroménagers deviennent des déchets électriques et électroniques (DEEE), souvent difficiles à recycler en raison de leur complexité et du mélange de matériaux.
    RESURGENCE propose d’intégrer la circularité dès la conception des produits afin de faciliter leur démontage, leur réparation et leur réutilisation. Le projet réunit des experts en sciences des matériaux, chimie, électronique, intelligence artificielle et design industriel pour développer des solutions innovantes :
    - de nouveaux matériaux éco-conçus, comme les polymères auto-immolables ou les adhésifs réversibles ;
    - des outils de diagnostic pour évaluer rapidement l’état de santé des composants et estimer leur durée de vie restante (RUL) ;
    - des méthodes de conception pour guider les industriels vers des produits plus faciles à recycler
    Le projet RESURGENCE entend réduire la production de déchets électroniques, prolonger la durée de vie des composants et favoriser l’innovation durable. Il contribue ainsi à construire un secteur électronique plus responsable et circulaire.